| Term | Definition |
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| Chouanard, Henri |
Nice 1883 - Paris 1936. Toute la recherche reste à établir sur cet homme, issu de la riche bourgeoisie commerçante parisienne. A vingt ans, il part au Maroc, premier autochromiste s’embarquant avec le matériel des frères Lumière. La pureté de ses vues, le sens de l’immédiat, doit probablement à sa jeunesse. On connaît de lui de magnifiques natures mortes, et des paysages français et suisses. Une partie de son œuvre est conservée au Musée Carnavalet. (In Dictionnaire des orientalistes de langue française, François Pouillon, Edition Karthala, 2008). Nous avons dans la collection de la Maison de la Photographie quelques vues exceptionnelles de ce voyage en couleurs. |
| Albumine |
L’usage de l’albumine apparaît dès 1847 sur les plaques de verre. Le papier albuminé est le procédé le plus courant au XIXe siècle, introduit en 1850. Proche des papiers salés, il s’en distingue par l’usage de l’albumine qui donne au papier une surface luisante et de meilleurs contrastes. Les papiers albuminés n’ont été totalement remplacés par d’autres procédés de tirage, plus stables, que dans les années suivant la première guerre mondiale. |
| Almasy, Paul |
Né à Budapest, 1906-2003. Au cours de sa longue carrière, il a parcouru le monde pour l’OMS et l’UNESCO, adoptant une approche presque sociologique. Son oeuvre comprend plus de 100 000 négatifs, conservés à Berlin par l’agence AKG. Il a illustré les formidables mutations de la société d’après guerre. Il enseigna aussi en France, à Bordeaux et publia en 1975 : La photographie comme moyen d’information, ouvrage dans lequel il développe sa théorie très écoutée du « thème de la hiérarchie des composants ». |
| Autochrome |
La photographie en couleurs fut présentée officiellement par Auguste et Louis Lumière en 1907 sous le nom d’Autochrome Lumière. Les couleurs sont obtenues grâce à une trichromie composée de grains de fécule de pomme de terre et les couleurs primaires, vert, rouge, bleu. Chaque autochrome est donc une image unique. En France, Albert Kahn et les Archives de la Planète, en 1912, la Société française de photographie, rassemblent des opérateurs dont les plus connus sont Léon Gimpel et Jules Gervais-Courtellemont. La photographie autochrome était faite pour être regardée en projection. La reproduction sur papier révèle les subtilités de ce type de vision, et aussi son caractère d’objet unique: se voient en effet les imperfections de l’émulsion, les marques du temps. Jules Gervais-Courtellemont s’attacha à résoudre le problème de la diffusion des images prises en autochromie: le magazine l’Illustration en témoigne. Les vues prises « sur le vif » sont peu fréquentes, le procédé ne permettant pas les prises de vues rapides. Les « Visions d’Orient » de Jules Gervais-Courtellemont, seront projetées à Paris de 1908 à la fin des années 20. Le voyage au Maroc date de 1921, bien après cependant les premières prises de vues par Henri Chouanard, l’année même de la commercialisation du procédé, avant les missions envoyées par Albert Kahn. Gabriel Veyre est une figure à part, puisqu’il s’installa définitivement au Maroc. |
| Berbères |
Qui sont les berbères ? Les premiers habitants du Maroc, bien sûr. Mais aussi un ensemble de peuples répartis sur une très grande zone géographique, du Yémen à la Kabylie, du Rif à l’Atlas, des Touaregs du Sud aux grandes métropoles européennes! Le mot fascine. Il est vrai que l’histoire des Berbères, leur culture, leur musique, leur danse, leur architecture de terre, leurs sociétés, sont complexes et riches. La Maison de la Photographie possède un fonds de grand intérêt sur le sujet, exposé à l’écomusée berbère de Tafza, vallée de l’Ourika, proche de Marrakech. |
| Bertrand, René |
Réné Bertrand, né en 1910, apparait comme le photographe de Marrakech. De 1933 aux années 1980, Bertrand, éditeur de cartes postales et de tirages, possède une galerie dans la nouvelle ville, le quartier Guéliz. Durant tout le long de sa carrière, il a focalisé son intérêt sur les villes et sur les régions du Sud. Après l’indépendance, il fut choisi pour participer à la création du premier ministère du Tourisme, preuve de son attachement sincère pour le Maroc. Bien que l’essentiel de son œuvre soit destinée à la vente, les photographies de Bertrand donnent souvent l’impression d’avoir été réalisées à des fins personnelles. Outre son activité de photographe, René Bertrand a mené des recherches ethnologiques sur les tribus berbères du Haut-Atlas. Son travail de recherche donne lieu en 1977 à la publication d’un ouvrage, Tribus berbères du Haut-Atlas (Bibliothèque Maison de la Photographie, Marrakech), réalisé en collaboration avec son fils André. |
| Bouhsira, Joseph |
1890-1943 Joseph Bouhsira est l’une des premières figures marocaine et juive de l’histoire de la photographie au Maroc. Il commença ses activités au début des années 1910, acquit les techniques auprès des pharmaciens de la ville et ouvrit son premier studio à Fès dans le Mellah, le quartier juif. Il couvrit des campagnes militaires de pacification dans le sud du Maroc en 1911. Suite à ce déplacement, il installa un deuxième studio dans cette région, à Boudnib. Son activité était en plein essor, ce qui lui permit d’installer plusieurs agences (à Ouezzane et à Ksar es Souk). Il forma plusieurs membres de sa famille, ses frères, son fils aujourd'hui professeur de photographie au Canada et enfin ses deux cousins qui ouvrèrent un studio à Jérusalem. Il mourut prématurément en 1943, laissant derrière lui plusieurs albums sur la communauté juive de Fès. Les deux tiers de son travail ont été perdus par la vente d'un de ces studios. |
| Chicault, Daniel |
Daniel Chicault est né à Briare, dans le Loiret, en 1931. Détenteur d’un CAP de photographe et d’un Brevet de compagnon, il fait son service militaire en Algérie certifié photographe au Centre d’Exploitation Photographique état major 5ème région aérienne à Alger. Libéré, il travaille de nouveau à Paris quelques mois. Le jeune homme décida de partir à l’aventure à l’après guerre et entreprit un « tour de France », les poches vides, une couverture roulée sur le porte-bagages de sa bicyclette, longeant la Loire. A La Baule, il compléta sa formation auprès d’un ancien séminariste, Yves Blin, et collabora avec de grands studios. Il reçut en 1951 le brevet de compagnon avant d'entrer au studio Stara à Paris. Il traversa la méditerranée en 1952, pour se rendre tout d'abord en Algérie puis s'installa au Maroc, à Casablanca, et cela six années durant, où peu à peu il maîtrisa un vrai savoir. Dans cette ville, il fut le collaborateur de Georges Audissou du studio APPI (Application de la Photographie à la Publicité à l’Industrie). Par la suite, il se rendit à Port-Lyautey (Kénitra) où il fut le portraitiste des aviateurs de la base américaine. Sa rencontre avec le photographe Jean Besancenot motiva une expédition parmi les tribus Seksawa du Haut-Atlas. « Mon projet en 1956 : une expédition pour réaliser un film documentaire en 16 mm couleur inspiré de « Connaissance du monde » suivie d’une présentation à Paris, salle Pleyel, un rêve ambitieux.» Ainsi, pour la première fois, furent fixés sur la pellicule couleurs 16 mm au printemps 1957, les visages de ces vallées retirées, sous le titre Paysages et Visages du Haut-Atlas. Il s’agit du premier film couleur réalisé dans cette région. Daniel Chicault était accompagné de Roland Maréchal. Témoignage ethnologique exceptionnel, une partie importante est consacrée à la tribu Seksaoua et aux danseurs Tiskiouines. Le cinéaste accompagne la caravane muletière du Caïd récemment nommé, qui se rend pour la première fois dans les montagnes berbères. Puis, une autre partie est consacrée à la Tribu Mgouna, établit sur le versant Sud du Haut-Atlas. Dans un rapport humaniste et un souci que l’on peut qualifier ethnographique, les images suivent les étapes du Chef dans divers villages. Les habitants les accueillent et leur apportent en amont du village dattes et lait, puis c'est au tour du thé suivi d'un festin, accompagné de danses et de musique. Nous découvrons dans ce film les danseurs Tiskiouines et leurs ahouachs , le frétillement de leurs cornets à poudre attaché sur leurs épaules. Femmes et hommes dansent séparément, le mouvement des corps et les chants montent en puissance, les mêmes gestes sont répétés pendant des heures. Puis, plus tard, au paroxysme de la fête, les deux groupes se rejoignent en respectant là encore des codifications très précises. Bien d'autres faits pourraient être narrés afin de renseigner sur la richesse du document. Au total, il est d'une durée d'une heure quinze, fractionnée en trois parties. Ce document est exceptionnel, il s'agit du premier film couleur tourné dans le Haut-Atlas. Cette réalisation cinématographique permet à Daniel Chicault de rentrer dans le cycle des « Connaissances du monde » et de travailler pour Télé-Luxembourg. Des notes crayonnées sur un carnet sont aujourd'hui regroupées et composent un journal dans lequel de nombreuses photographies accompagnent et enrichissent la lecture. Le commentaire de Daniel Chicault qui est présent sur la dernière version du document montée en 2008 est composé essentiellement de l'écrit de son journal. Le film fut diffusé à plusieurs reprises, à son retour, puis en 1963. Récemment, et en lien avec la Cinémathèque de Bretagne, une version retravaillée du film participa à l'exposition Berbères, de rives en rêves sur les Berbères à l'Abbaye de Daoulas . Aujourd'hui, la générosité de Daniel Chicault nous permet de le diffuser à la Maison de la Photographie, et à l’Ecomusée Berbère de l’Ourika. |
| Essaouira |
Essaouira is situated in a bay that extends into a long sandy beach opposite a group of small islands. The reddish ramparts of the old town strike an appealing contrast to the white buildings they enclose. These dwellings, with their deep blue shutters and doors, in the Portuguese-Mediterranean style make the city uniquely picturesque. In Roman times, king Juba II, the hellenized king of Mauritania, married to Cleopatra Selene, daughter of Anthony and Cleopatra, also took an interest in Essaouira, and its surrounding islands. These were subsequently named the Porpurine Islands, because it was here that the purple dye porphyra, a rare and precious commodity, was extracted from the murex mollusk living in the waters. King Juba set a workshop and made this dye, a symbol of rank and honor, for the togas of Roman patricians, from which the expression ‘born to the purple’ stems. The Portuguese later fortified the city, and named it Mogadouro or. It was in the eighteenth century that an era of true prosperity began for Essaouira, when the Alaouite Sultan, Sidi Mohamed ben Abdallah, and his captive, the French architect Cornut, aware of its possibilities as a port, proceeded to construct harbor facilities and fortifications to protect it. The name of Essaouira comes from the phrase : ‘es souirah’, meaning ‘precious image’, which is the expression Sidi Mohammed ben Abdallah is reputes to have used when he was presented with the plans of the new city. Travelers were mainly surprised by the appearance of the Kasbah, with its wide streets intersecting at right angles, like a chessboard, and by the classical elegance of its Admirally Gate, giving access to the port. Sidi Mohamed is described by Count Jean Potocki, who visited the area as a ‘man of genius, especially regarding details’.
The sultan welcomed foreigners and granted all sorts of trade concessions that made Essaouira richer as the years passed. The Europeans traded manufactured products for the fabulous riches of Africa, such as gold, ivory, birds’ feathers and spices. At that time 40% of the maritime trade of Morocco took place through Essaouira. In the mid-nineteenth century, Essaouira became Morocco’s premier port, a gateway from the desert to the ocean, welcoming all the caravans coming Sudan. |
| Flandrin, Marcelin |
France, dates inconnues. Ce photographe s’installa à Casablanca en 1901, avant donc l’instauration du protectorat. Casablanca, ville phare de la modernité « à la française », procura à Flandrin une clientèle importante, dont l’armée, pour ses photos, scènes de genre, paysages et monuments, cartes postales et diverses éditions, dont les Editions Mars. Si la qualité artistique est incertaine, les amateurs d’exotisme, à la recherche du Maroc millénaire, se satisfaisaient du travail de son atelier, très professionnel, de grande qualité documentaire, témoignage essentiel de l’évolution de la société marocaine. Le fonds Flandrin est principalement à Casablanca, conservé par la Banque Populaire pour l’Education et la Culture. |
| Garaud |
France, dates inconnues. Les Archives du ministère des Affaires étrangères possèdent de nombreuses photos de ce photographe talentueux. Nous possédons plusieurs vues de Mogador (Essaouira), tirages aux sels d’argent, de 1913. |
| Gélatino-bromure d'argent |
Le gélatino-bromure d’argent remplace à partir de 1880 la majorité des techniques antérieures, surtout pour le négatif. Les émulsions sont sensibilisées en usines et vendues prêtes à l’emploi. Trois types principaux de supports ont été employés : les plaques de verre pour des images négatives ou positives, des supports souples pour négatifs, des papiers pour épreuves positives. |
| Gélationo-chlorure d'argent |
Les tirages au gélatino-chlorure d’argent ou au collodio-chlorure d’argent sont les premières émulsions sur papiers commercialisés à la fin du XIXe siècle et largement utilisés par les professionnels et amateurs. Ils sont également appelés « aristotypes ». Les tirages fournissent des images d’une très grande finesse, de tonalité brune, variant selon la nature du virage. Les émulsions au chlorure d’argent ont été abandonnées dans le début des années 20, au profit des émulsions au bromure d’argent qui ont une plus grande sensibilité et permettent des agrandissements de négatifs de petits formats. |
| Gervais-Courtellemont, Jules |
1863-1931. Photographe et éditeur, ami de Pierre Loti, d’Auguste Rodin, d’Albert Kahn. Il consacra l’essentiel de sa vie à parcourir le monde, et plus spécialement l’Orient. De ces nombreux voyages, il rassembla une importante collection de photographies, essentiellement des autochromes. C’est dans les années 1880, en Algérie, qu’il acquiert la pratique de la photographie, voyant par ce médium l’outil le plus adapté pour « reproduire fidèlement les splendeurs du passé et le pittoresque du présent ». De ce fait, il se lancera d’ailleurs dans la publication d’une revue à partir de 1889 ; L’Algérie artistique et pittoresque. La première découverte de l’Orient pour Jules Gervais-Courtellemont s’effectua quelques années plus tard, en 1893. De Paris à Jérusalem via Constantinople, il traversa les pays avec pour unique regret de ne pouvoir rapporter que des clichés en noir et blanc. Ainsi, dès la démonstration du procédé de l’autochrome par les frères Lumière en 1907, il entreprit immédiatement le même voyage avec son épouse , rapportant cette fois-ci les premières Visions d’Orient colorées. Face aux succès que remportèrent ses témoignages photographiques en couleurs, lui et sa femme entreprirent de parcourir le monde, afin de constituer une collection importante d’autochrome . Ils parcoururent l’Algérie (1911, 1912), la Tunisie (1911), le Maroc (1921), l’Espagne (1911, 1914), l’Italie et les Indes (1913), le Japon et le Tibet. Converti à l’Islam, Jules Gervais-Courtellemont ramena des photographies inédites de la Mecque en 1896, publiées dans L’Illustration en 1897. Jules Gervais-Courtellemont photographia également la Première Guerre Mondiale avec des scènes reconstituées dans les tranchées après-guerre, ainsi que des clichés sur les troupes coloniales. La majorité de l’œuvre photographique de Jules Gervais-Courtellemont est conservée à la Cinémathèque Robert-Lynen de la ville de Paris. Les Visions d’Orient Dès son retour en France, à la suite de son deuxième voyage vers l’Orient en 1907, Jules-Gervais Courtellemont eu la volonté de transmettre au public ses premières images autochromes. Sous le titre de Visions d’Orient, il organisa sa première « projection-conférence » en couleurs à l’Hôtel de l’Université des Annales en 1908. De 1908 à 1909, ses Visions d’Orient furent projetés chaque soir, salle Charras à Paris. La brochure publicitaire de cet évènement traduit l’engouement du public pour ce photographe et ses premières images en couleurs ; Grace à lui, nous verrons de notre fauteuil, défiler les prestigieux paysages remplis de chaudes lumière, que les immortelles pages de Loti ont célébrés, succession de clichés qui ont enregistré la féerie de ces colorations étranges et fugitives, si nouvelles à nos yeux d’Occident, suivis par les plaques sensibles à la couleur jusqu’après la disparition du soleil derrière l’horizon. Face à ce succès, il entreprit avec sa femme de rassembler une collection d’autochromes plus importante sur le même sujet. Plus de 1 500 plaques de verre furent rassemblées à leur retour et alimentent ces Visions d’Orient. L’amitié entre l’écrivain Pierre Loti et le photographe Jules Gervais-Courtellemont s’exprime clairement à travers ces autochromes. Ils partagèrent le même amour pour l’Orient et l’Islam , la même admiration pour Constantinople, source de leur inspiration. L’un l’exprimait par la force évocatrice de ces mots, l’autre par la magie des autochromes . Ces deux modes d’expressions fusionnèrent de temps à autre à l’occasion des conférences, les mots de Loti semblant être fait pour les autochromes de Courtellemont : Les phrases que j’avais « coupées » de vos œuvres s’appliquaient si exactement, si mathématiquement à la vérité documentaire de mes petites images que le public enthousiaste soulignait de ses applaudissements la vérité « saisissante » de vos descriptions. Les autochromes de Jules-Gervais Courtellemont n’eurent pas uniquement ses conférences comme support de diffusion. Le 26 novembre 1910, le magazine L’Illustration publia ses premières photographies couleurs, accompagnées de ses commentaires. Pour la première fois, le public vît dans la presse les toutes premières photographies en couleurs. Dès les premières lignes de l’article de Jules Gervais-Courtellemont, nous ressentons le regard d’un homme emprunt d’exotisme mais aussi très attaché à offrir des témoignages réalistes sur les pays qu’il traverse : Les souvenirs un peu confus des contes qui ont bercé notre enfance ou charmé notre adolescence, vagues réminiscences de romans ou de légendes, ont peuplé nos esprits de « Visions d’Orient » dont les images se précisent en somptueux palais, blanches coupoles et fins minarets, cavaliers fougueux brandissant le cimeterre, palmiers élancés se découpant sur un ciel très bleue. L’Orient des Mille et une Nuits et des Croisades. Sur l’Orient d’aujourd’hui, infiniment plus prosaïque et de jour en jour plus modernisé, nous sommes peu ou mal renseignés. Les choses les plus contradictoires nous sont quotidiennement dites sur ces pays et ces peuples d’Islam dont la civilisation diffère totalement de la notre, dont les conceptions philosophiques et sociales, voire économiques, sont aux antipodes de ce que nous considérons comme des vérités. Ils méritent d’être mieux connus. Jules Gervais-Courtellemont était qualifié de « maître artiste » par les critiques de l’époque. Les images regardées par l’homme d’aujourd’hui paraissent emblématiques d’une certaine idée de l’Orient, d’un exotisme mais aussi du regard d’un homme sincèrement attaché à décrire l’évolution sociale des pays traversés. |
| Kahn, Albert |
Albert Khan, humaniste et visionnaire, est une figure importante dans de nombreux domaines, œuvrant pour la compréhension interculturelle et la coopération internationale. Son ambition et ses propres voyages soulignèrent la volonté et le souhait de connaître l'Autre. Il consacra, entre autres projets, une partie de sa fortune à former dès 1909 « les Archives de la Planète » aujourd'hui présentes à Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne. Il envoya de nombreux opérateurs aux quatre coins du monde, qui recenseront en photographies couleurs et avec les premiers films noir et blanc les us et coutumes des uns et des autres. Stéphane Passet viendra en 1912 au Maroc puis, quelques années plus tard, Georges Chevalier et Camille Sauvageot. Son œuvre sera arrêtée par le krach boursier de 1929. Bibliographie : Mémoire d'avenir, 1912-1926 1999, musée Albert-Kahn, 1999 (Bibliothèque Maison de la Photographie) Aliases (separate with |): Kahn
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